hey hey... bonjour a tous et bienvenue sur cet article qui sera avant toute autre chose, un gros copier coller en grosse partie, mais qui, selon moi merite une attention toute particuliere.. pour
rompre les a priori sur les sumo et tout ce que l'on entend parfois d'un point de vue purement occidental... la culture sumo, est vraiment interessante ...sachez que les luttes sumo, ne se resument
pas a l'affrontement ridicule de deux personnes en surpoids... c'est tellement plus profond!!!!!
Plus qu’un athlète, un lutteur de sumo est aussi le gardien d’un code et de traditions antiques.
Les sumos appartiennent tous à une des cinquante-cinq écuries sises dans ou près de Tokyo. Ils y mangent, s’entraînent et dorment en communauté avec leurs confrères rikishi.
Pénétrons pour une journée, dans la vie d’un
rikishi dans l’écurie Sadogatake Beya, basée à Matsudo, Préfecture de Chiba. Elle existe depuis plus de deux cents ans.
La vie dans une écurie est celle d’une grande famille. Le maître de l’écurie est le “Papa”, le oyakata, de ces turbulents bambins. Durant les séances d’entraînement, assis face à
l’arène il suit les évolutions de ses élèves et délivre de strictes instructions. Son épouse, c’est la “Maman,” appelée la okami-san, la patronne. Grand pilier de soutien moral pour
les jeunes lutteurs, elle sera toujours de bon conseil dans les problèmes de la vie quotidienne de ces jeunes gens. Le principe absolu d’ancienneté dans la maison règle les rapports des
lutteurs entre eux. Les anciens, les ani-deshi, montrent à leurs subordonnés, les ototo-deshi les ficelles du métier et attendent en retour les marques d’un respect certain.
Ainsi tous les rikishi de cette “famille” apprennent et observent une forme d’exquise courtoisie longuement établie.
Certes, le monde du sumo est celui de la compétition. Les rikishi grimpent, difficilement, ou dégringolent, plus facilement, dans l’arbre compliqué de la hiérarchie en fonction directe
de leur performance dans les tournois. Cette dernière s’établissant comme suit, à partir du bas : jonokuchi, jonidan, sandanme, makushita et le groupe des
maku-uchi où cela commence à devenir très sérieux. Le groupe des maku-uchi comprend les rangs suivants, toujours en progression ascendante : juryo,
maegashira, komusubi, sekiwake, ozeki et yokozuna. Jusqu’au rang de makushita, les lutteurs tombent sous l’appellation générale de
wakamono (“les petits jeunes”), tandis qu’à partir du groupe des maku-uchi l’on a droit à l’appellation de sekitori, et qui n’est pas seulement honorifique car l’on
perçoit également un émolument mensuel, alors que le wakamono touche seulement son argent de poche. Les “petits jeunes” sont également les valets des anciens ; attentifs à leurs mille
besoins, ils lessivent leur linge, les servent à table, et, fonction importante, serrent les grosses ventrières de soie que les aînés ceignent en tournoi.
Tout lutteur de rang inférieur au yokozuna risque toujours de rétrograder dans la hiérarchie. Si bien qu’un “grand-frère” peut fort bien se retrouver au service d’un “jeune frère”—
situation embarrassante, ô combien, qui le fera mettre des bouchées doubles à l’entraînement pour remonter dans la hiérarchie.
À l’écurie Sadogatake, on est debout à six heures du matin. Les lutteurs se déshabillent, pour ne garder, même en plein hiver, que leur grosse ventrière mawashi. Et tout le monde se
transporte dans la salle d’entraînement. Comme toujours dans une société fortement hiérarchisée, ce sont les rangs les plus bas qui ouvrent une journée de pratique dans l’arène de terre séchée,
ou dohyo. Les corps entrent en collisions folles, les masses de chair déchaînées claquent sous la gifle, faisant jaillir bientôt des litres de sueur. Deux types de matchs
d’entraînement sont de rigueur : le moshiai-geiko (le vainqueur d’un affrontement combat le challenger suivant et essayera de tenir le plus longtemps sans se faire battre), et le
butsukari-geiko (un lutteur se campe solidement sur les jambes et l’autre va le percuter de toutes ses forces pour le bouter hors de l’arène). Ces matchs s’alternent sans répit.
Après quatre bonnes heures environ, l’entraînement prend fin et les lutteurs balayent sagement le
dohyo (l’arène). Ils en lissent la surface sablée, et y plantent en plein milieu le
gohei (baguette d’où pendent des rubans tressés de papier blanc) afin de purifier cet espace sacré entre tous qu’est l’arène. Ensuite tout le monde court au bain. Puis un à un, ils
passeront par les mains du t
okoyama qui arrangera leur coiffure. Les cheveux, très longs, sérieusement dérangés lors des affrontements titanesques de l’entraînement, sont démêlés au
peigne, plaqués en position avec une huile de camélia, et bottelés en catogan sur l’occiput avec une cordelette appelée
motoyui pour parachever le style de coiffure dit
chonmage.
Midi! Enfin le moment de passer à table. À l’écurie, le repas s’appelle le chanko, consistant généralement d’une marmite commune où mijote un ragoût, et de bols de riz. Bourrés de
viande, de poisson et légumes, les chanko de ces jeunes gaillards sont éminemment nutritifs. Tout ce qui se trouve dans la marmite disparaît dans les gosiers affamés avec des
quantités gargantuesques de riz, de deux à cinq grands bols par personne. En moyenne chaque rikishi ingurgite plusieurs rations d’individu normal. En fait, le gros manger constitue
un aspect important du régime d’entraînement.
Kotofubuki, un sumo de grade jonidan, résume la question : « Le repas c’est finalement le meilleur moment de la journée parce que l’on peut bavarder détendus et plaisanter entre
nous. »
Aujourd’hui, pendant que ses condisciples reposent, c’est le tour de Kotofubuki d’aller au supermarché pour garnir la marmite chanko-nabe consommée après la séance
d’entraînement. Kotofubuki est entré en sumo après le collège, il y a onze ans déjà. Il est d’Osaka, et a eu vingt-six ans cette année.
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Ce sont les “petits jeunes” qui élaborent la composition du menu quotidien, et le préparent également. Ils consignent soigneusement la composition des repas pour s’assurer qu’un bon équilibre
nutritionnel général est observé.
Après le repas, tout le monde sieste jusqu’à quatre heures. Dormir après une matinée de labeur musculaire intense et un gros repas fait aussi partie du métier, cela aide à se faire du poids.
Après la sieste on fait le ménage et l’on prépare le dîner — encore un chanko — qui sera servi vers six heures. Après, les pensionnaires auront enfin quartier libre. Mais la plupart
regardent la télévision ou bavardent par petits groupes dans les chambres ( “les petits jeunes” dorment à dix par chambrée, les aînés ont leur chambre individuelle). 22 h 30, extinction des
feux et défense de veiller plus tard. C’est que demain sera un nouveau jour d’entraînement pour les aspirants champions.
Et ainsi les lutteurs se préparent au monde de la compétition féroce du sumo et se forgent une discipline pour affronter les rigueurs de l’existence. Ils pratiquent le
sumo-do, la
Voie du Sumo.
voila un article tres interessant.. petite precision..... sur certains points pour les temeraires qui sont allés jusqu'au bout:
Yokozuna (横綱) est le rang (et non pas le niveau) le plus élevé que peut atteindre un lutteur sumo. Une fois
promu, le yokozuna ne peut plus perdre son titre, mais on attend de lui qu'il se retire s'il ne peut plus obtenir des résultats dignes de son rang.
Le terme yokozuna vient du symbole le plus visible de leur rang: une large (yoko) corde (tsuna), similaire au shimekazari des temples shintô, portée autour de la taille lors de la cérémonie de l'entrée sur le ring (dôhyô-iri).
les yokozuna sont reconnaissable grace a la ceinture qu'ils portent, le shimenawa, une sorte de corde tressée, corede que l'on trouve également a l'entrée des temples et de tout lieux sacrées
ou habités par un kami// dieu//...cela eleverait il le yokozuna au niveau d'un dieu// kami//??? comme habité par une puissance ancestrale "inviolable"???
lorsqu'un sumo veut prendre sa retraite, une ceremonie est donnée en son honneur, ceremonie durant laquelle son chignon est coupé...
j'ai vu un reportage recemment a la télé japonaise, ou l'on a pu voirla puissance emotionnelle d'une telle ceremonie... le sumo entrant en retraite était en pleure et un caractere sacré
pouvait etre ressenti....
les combats sumo sont bien souvent organisé par des pretres shintos, et les etranges mouvements qu'ils font avant chaque combats ont egalement une explication religieuse.... on
peut en effet voir avant chaque combat les sumos ecrasés le sol avec leur pied, ce qui est l'image de "l'ecrasement " des forces du mal....
c'est vraiment interessant.... les combats les plus proches se deroulent a tokyo// utsunomiya est desert a ce niveau// et il faut bien compter 3000 a 5000 yens par combat...soit du 30 euros
max...
Avant l'affrontement, les lutteurs chassent les esprits en frappant le sol avec les pieds, après les avoir levés très haut : il s'agit du Shiko. En signe de purification, ils
prennent une poignée de sel et la lancent sur le dohyo, la zone de combat délimitée par un cercle de 4,55 mètres de diamètre. Il y a également le rituel de "l'eau de force" que le
rikishi boit puis recrache. Ce sont les trois gestes rituels les plus importants avant le début du combat proprement dit.
Le combat débute au signal du gyoji (l'arbitre) qui présente alors l'autre face de son éventail. Après une phase d'observation, les lutteurs doivent toucher le sol avec leurs deux
mains pour accepter le combat. La confrontation physique peut alors commencer (le début du combat où les deux lutteurs se jettent littéralement l'un sur l'autre est appelé
taichiai), les deux protagonistes s'élancent l'un vers l'autre, le but étant d'éjecter l'adversaire hors du cercle de combat ou de lui faire toucher le sol par une autre partie du
corps que la plante des pieds. Les combattants peuvent utiliser les prises parmi les 82 autorisées. Ces "prises gagnantes" sont appelées Kimarite.
Il y a six tournois par an : "Hatsu Basho" (Tokyo, second dimanche de janvier ; hatsu signifie nouveau, ici
nouvelle année), « Haru Basho » (Ōsaka, second dimanche de mars, haru signifie printemps) ;
« Natsu Basho » (Tokyo, second dimanche de mai, natsu signifie été), « Nagoya Basho » (Nagoya, second dimanche de juillet) ; « Aki Basho » (Tokyo, second dimanche de septembre, aki signifie automne) et « Kyushu Basho » (Fukuoka, second dimanche de novembre, Kyushu est l'une des quatre principales
îles de l'archipel). Il y a en plus des tournois régionaux qui ne comptent pas dans le classement des lutteurs : les jungyo. Les jungyo peuvent avoir lieu à
l'étranger. La France a eu la chance d'en accueillir un en 1995 à Bercy.
christopher est allé a l'un de ces combats, et m'a dit qu'ils pouvaient se passer des heures sans que rien ne se passent.. exageration ou realité?? aucune idée.... dans tous les cas, je ne
sais pas s'il savait vraiment la valeur d'un tel combat....